Un 15 août mozardesque...
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: Ajouté le 16/8/2006 à 00:20
J'ai du vous le confier, j'aime tous les styles de musique, que se soit du rock, du jazz, de la pop, du country, du métal, du blues, du R'n'B, du rap celtique, de la variété, du classique, etc. Et c'est justement sur le classique que nous allons nous attarder ce soir. Mon grand-père m'a en effet amené voir un concert sur troi superbes oeuvres du très célèbre Wolfgang Amadeus Mozart : Divermento, Ave Verum Corpus, Requiem. Le concert s'est déroulé dans une abbaye pas très loin de chez moi, l'abbaye de Sylvanès (c.f : illustrations fin d'article).
Ce programme nous fut donc servit par Hjördis Thébault, soprano, Jacqueline Mayeur, mezzo, Arnaud Vabois, ténor, Jean-Louis Serre, baryton, assisté par le Grand Choeur du 29e Festival, et de l'Ensemble Instrumental Contrepoint, le tout sous la très géniale direction de Michel Piquemal.
Si le Divertimiento et l'Ave Verum Corpus étaient magnifique je vais essentiellement vous parler du Requiem à l'histoire singulière, nous y allons ?
Requiem kv 626
Le comte Walsegg, qui entretenait un petit orchestre dans sa résidence de Stuppach, avait perdu sa femme en février 1791. Comme Mozart était devenu le 9 mai 1971 vice-maître de chapelle en la cathédrale Saint Etienne à Vienne, il songea tout naturellement à lui écrire un Requiem à sa mémoire. Il était convenue que Mozart devait livrer sa partition autographe sans en prendre copie. Cet achat en exclusivité n'avait pour raison que le comte Walsegg voulait s'attribuer la paternité de l'oeuvre.
En automne 1791, Mozart se mit au travail. Au moment de sa mort (5 décembre 1791), seuls l'Introït et le Kyrie (situés au début de l'oeuvre) étaient entièrement achevés. En revanche, toute la partition était esquissée de manière très complète- toutes les parties obligées, l'harmonie par le chiffrage de la basse- jusqu'à la fin de l'Offertoire (quatrième partie), à part la fin de la Séquence (troisième partie).
A la mort de son mari, Constance Mozart avait reçu et dépensé la moitié de la somme convenue pour le Requiem et avait un besoin urgent de l'autre moitié. Il fallait donc que quelqu'un achève l'oeuvre et que son écriture puisse passer pour celle de Mozart. Ce qui fut fait par Franz Xavier Süssmayer, élève et ami de feu-Mozart, qui était au courant des secrets d'atelier de son maître.
Par la suite Constance vendra l'oeuvre une deuxième foi au roi de prusse Frédéric-Guillaume II, sans en avoir avertit le comte Walsegg qui ne put s'attribuer l'oeuvre.
Voilà pour la petite histoire, le XXIX ème festival international de musique sacrée de l'abbaye de Sylvanès se poursuit encore jusqu'au 27 août, toutes les dates sur http://www.sylvanes.com/festival .
Kadehar


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